Forum des Légions Augusta, Helena & Ad Honores

Ikariam Serveur Alpha
 
AccueilChatFAQS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Alpha du Centaure
8. Héros Augusta
8. Héros Augusta


Masculin
Nombre de messages: 2333
Age: 39
Localisation: Suisse
Loisirs: Arts martiaux, tir
Date d'inscription: 17/07/2006

MessageSujet: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   11/10/06, 01:46 pm

Rappel du premier message :

Bataille de Cynoscéphales

Conflit Seconde guerre macédonienne
Date 197 av. J.-C.
Place Thessalie
Résultat victoire romaine
Combattants
République romaine Macédoine
Commandants
Titus Quinctius Flamininus VS Philippe V de Macédoine
Forces Environ 33 400 Environ 22 500
Pertes Environ 700 Environ 8000 morts
Environ 5000 prisonniers pour les romains

La bataille de Cynoscéphales eut lieu en Thessalie en -197 entre l’armée romaine menée par Titus Quinctius Flamininus, et celle de la dynastie antigonide de Macédoine dirigée par Philippe V.

Sommaire
1 Campagne préliminaire
2 Déroulement de la bataille
3 La fin de la phalange
4 Bilan

Campagne préliminaire
Flamininus, avec ses alliés de la Ligue étolienne (Grèce centrale), était à Thèbes, et sortit vers Phère à la recherche de Philippe qui était à Larissa. Flamininus avait sous ses ordres environ 33 000 soldats plus les troupes alliées, des archers mercenaires de Crète, des éléphants et des cavaliers numides. Philippe disposait d'une phalange d’environ 16 000 piquiers, 2 000 peltastes, 5 500 fantassins légers d’Illyrie, Thrace, et Crète, et 2 000 cavaliers, soit un total de 22 500 hommes.


Déroulement
Les deux adversaires allaient vers Scotusa pour chercher de la nourriture mais sans se voir à cause des collines. Les deux armées se heurtèrent près de Phère où les premiers accrochages de cavalerie furent en faveur de Flamininus.

À ce moment il y eut une forte giboulée qui interrompit les combats. Le lendemain matin, un épais brouillard s'était levé. Philippe reprit malgré tout sa marche et ses troupes se perdirent, se retouvant sur la colline Cynoscéphales. Flamininus envoya alors sa cavalerie qui parvint sur le camp macédonien. Il envoya ensuite 500 cavaliers et 2 000 fantassins en renfort, forçant Philippe à reculer plus haut sur la colline. Le commandant des mercenaires de Philippe, Athenagoras, chassa les Romains de la hauteur, et apprenant qu’ils étaient en déroute, Philippe décida à regret de faire descendre ses troupes dans le champ au pied de la colline.

Flamininus positionna ses troupes en face d'eux, gardant son aile droite en réserve et ses éléphants devant, prenant la tête de l’aile gauche. Flamininus joignit les renforts envoyés précédemment et se heurta aux phalanges formant l’aile droite de Philippe. Voyant la menace, il fit avancer son aile droite vers le haut de la colline et près du sommet elle rencontra les Macédoniens qui n’avaient pas pu se mettre en ordre de bataille. Les éléphants les bousculèrent et en arrivant derrière les phalanges les désorganisèrent. Alors les Romains, beaucoup plus mobiles (organisation de la légion en manipules) les massacrèrent et les firent prisonniers. Philippe s’enfuit.


La fin de la phalange
La supériorité de la légion romaine sur la phalange tient au fait que cette dernière doive, pour remplir son rôle, manœuvrer en terrain découvert et garder sa cohésion, alors que les légionnaires peuvent combattre dans n’importe quelles conditions. Si elle doit abandonner un emplacement favorable, pour assurer son ravitaillement ou défendre ses alliés, la phalange devient vulnérable. Devant elle, les Romains n’engagent pas toutes leurs forces à la fois. Une fois la phalange disloquée, lorsqu’elle poursuit l’adversaire en retraite, ils peuvent l’attaquer par les flancs. Le jour de Cynoscéphales, la phalange de Philippe se heurte à des difficultés de terrain et de manœuvre. Il doit livrer bataille en terrain escarpé, poussé par l’enthousiasme de ses troupes. Il enfonce l’aile gauche des Romains avec son aile droite. Ceux-ci ripostent par une attaque sur l’aile gauche macédonienne, encore en ordre de marche, pas en bataille, la disperse, et vont prendre par derrière l’aile gauche de Philippe. La formation de la phalange ne permet aux hommes ni de se retourner ni de combattre individuellement. La débandade est bientôt générale.

Bilan
Selon Polybe et Tite-Live, 8000 Macédoniens perdirent la vie et 5 000 furent prisonniers alors que Flamininus n'aurait perdu que 700 soldats.
Revenir en haut Aller en bas

AuteurMessage
Alpha du Centaure
8. Héros Augusta
8. Héros Augusta


Nombre de messages: 2333
Date d'inscription: 17/07/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   27/10/06, 09:30 am

[30,17] Déclaration de Laelius au sénat. Réception des envoyés de Masinissa
Plusieurs jours auparavant, Laelius arriva à Rome avec Syphax et les principaux des prisonniers numides; il rendit aux sénateurs un compte détaillé de tout ce qui s'était fait en Afrique; et son récit fut un grand sujet de joie pour le présent et d'espoir pour l'avenir. Après en avoir délibéré, les sénateurs furent d'avis d'envoyer le roi dans la prison d'Albe, et de retenir Laelius jusqu'à l'arrivée des envoyés de Carthage. On décréta quatre jours de supplications.
Le préteur Publius Aelius congédia le sénat, réunit l'assemblée du peuple, et monta aux Rostres avec Laelius. Quand on apprit que les armées de Carthage avaient été mises en déroute, qu'un roi d'illustre nom avait été vaincu et fait prisonnier, que la Numidie tout entière avait été parcourue comme en triomphe, la multitude ne put contenir la joie secrète qui l'enivrait; elle en fit éclater les transports par des cris et par toutes les autres démonstrations de l'allégresse populaire. Aussi le préteur ordonna-t-il sur-le-champ "que les gardiens des temples les ouvriraient tous dans toute la ville, afin que pendant la journée entière le peuple fût maître de les visiter, d'honorer les dieux et de leur rendre des actions de grâces."

Le lendemain Laelius introduisit les députés de Masinissa dans le sénat. Ils commencèrent par féliciter l'assemblée des succès de Scipion en Afrique. (Cool Puis ils témoignèrent leur reconnaissance de ce que le général avait donné à Masinissa le titre et le pouvoir de roi, en le rétablissant sur le trône de ses pères; "la ruine de Syphax permettrait à leur maître, sauf le bon plaisir du sénat, de régner sans crainte et sans contestations." Ils remercièrent ensuite les sénateurs des éloges publics et des magnifiques récompenses décernées aussi par Scipion à Masinissa." Ce prince avait mis tous ses soins et les mettrait encore à n'en pas être indigne. (10) Il demandait que le titre de roi et les autres récompenses et bienfaits de Scipion lui fussent confirmés par un décret du sénat; il osait en outre, si toutefois sa prière n'était pas indiscrète, solliciter le renvoi des Numides qu'on gardait prisonniers à Rome; cette faveur lui servirait utilement dans l'esprit de ses concitoyens."

On répondit aux députés que "le roi devait avoir sa part dans les félicitations que méritaient les succès obtenus en Afrique; que Scipion n'avait pas outrepassé ses pouvoirs en lui décernant le titre de roi; que tout ce qu'il avait fait pour être agréable à Masinissa avait l'approbation et l'assentiment du sénat." On régla ensuite les présents que les députés emporteraient pour le roi. C'étaient deux saies de pourpre avec une agrafe d'or et des tuniques à laticlave, deux chevaux caparaçonnés, deux armures de cavalier avec cuirasses, des tentes et l'équipage militaire qu'il est d'usage de fournir aux consuls. Ce fut le préteur qu'on chargea de les envoyer au roi. On donna aux députés environ cinq mille as par tête, et mille aux gens de leur suite; plus deux habillements complets par député, et un à chacun des gens de leur suite et des Numides qu'on mettait en liberté pour les renvoyer au roi. Le même décret accordait aux députés des places d'honneur et tous les privilèges d'une généreuse hospitalité.

Fin première partie - 2ème partie Guerre des Gaules (Prochainement sur vos écrans)
Revenir en haut Aller en bas
mookie33
6. Ordre sénatorial niv.3
6. Ordre sénatorial niv.3


Masculin
Nombre de messages: 887
Age: 19
Localisation: bordeaux
Emploi: collegien
Loisirs: foot et travian
Date d'inscription: 30/09/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   27/10/06, 09:31 am

A tu songer a changer de métier car c'est rp sont excellent
Revenir en haut Aller en bas
http://www.latag.forum2jeux.com
Alpha du Centaure
8. Héros Augusta
8. Héros Augusta


Masculin
Nombre de messages: 2333
Age: 39
Localisation: Suisse
Loisirs: Arts martiaux, tir
Date d'inscription: 17/07/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   27/10/06, 09:46 am

2ème partie: Opérations en Gaule et en Italie

[30,18] Victoire romaine en Gaule; Magon est blessé et c'est fin de l'été.
Dans la même campagne où ces décrets furent rendus à Rome et ces succès obtenus en Afrique, le préteur Publius Quinctilius Varus et le proconsul Marcus Cornélius Céthégus livrèrent bataille au Carthaginois Magon, sur le territoire des Gaulois Insubres. Les légions du préteur formaient la première ligne; Cornélius laissa les siennes à la réserve, et s'avança lui-même à cheval jusqu'aux premiers rangs. À la tête des deux ailes, le préteur et le proconsul exhortèrent leurs soldats à attaquer vigoureusement les Carthaginois.
Comme les ennemis ne s'ébranlaient pas, Quinctilius dit à Cornélius: "Le combat languit, comme vous le voyez; les ennemis qui tremblaient d'abord se sont enhardis par une résistance inespérée, et je crains que leur confiance ne se change en audace. Il faut que notre cavalerie tombe sur eux comme une tempête, si nous voulons porter le trouble et le désordre dans leurs rangs. Soutenez donc le combat en tête des premières lignes, et j'amènerai, moi, la cavalerie sur le terrain, ou bien je me chargerai de combattre ici au premier rang et vous ferez avancer contre l'ennemi la cavalerie des quatre légions."

Le proconsul accepta le rôle que lui laisserait le choix du préteur: alors Quinctilius Varus, avec son fils, nommé Marcus, jeune homme plein d'ardeur, se porta vers les cavaliers, leur ordonna de monter à cheval, et les lança tout à coup sur l'ennemi. Au désordre produit par cette charge s'ajouta le cri formidable des légions: l'armée ennemie n'aurait pu tenir si, au premier mouvement de la cavalerie, Magon, qui avait ses éléphants tout prêts, ne les eût fait avancer. Leurs cris aigus, leur odeur, leur aspect effarouchèrent les chevaux et rendirent vaine cette charge de cavalerie: et si, dans la mêlée, les cavaliers romains avaient l'avantage lorsqu'ils combattaient de près et pouvaient faire usage de la pique et de l'épée, en ce moment emportés bien loin par leurs chevaux qui étaient épouvantés, ils se trouvaient par leur éloignement plus exposés aux traits des Numides. Cependant l'infanterie de la douzième légion, massacrée presque tout entière, gardait ses rangs par pudeur plus que par le sentiment de ses forces; mais elle n'aurait pas tenu plus longtemps si la treizième légion ne se fût avancée de la réserve au front de la bataille et n'eût rétabli le combat qui devenait douteux. À cette légion toute fraîche, Magon opposa aussi des Gaulois de sa réserve.

Ceux-ci furent culbutés sans peine par les hastats de la onzième légion, qui se formèrent ensuite en colonnes serrées, et attaquèrent les éléphants qui portaient déjà le désordre dans les rangs de l'infanterie. Comme ces animaux étaient pressés les uns contre les autres, les traits lancés par les Romains portèrent presque tous, et les forcèrent à se replier sur l'armée carthaginoise; quatre d'entre eux tombèrent percés de coups.

Alors la première ligne des ennemis s'ébranla; bientôt l'infanterie se débanda tout entière, quand elle vit les éléphants qui tournaient le dos, et augmenta ainsi la frayeur et le désordre. Mais, tant que Magon se tint à la tête de ses soldats, ils ne reculèrent que pas à pas en conservant toujours leurs rangs: dès qu'ils virent que leur général, blessé à la cuisse, tombait à terre et qu'on l'emportait presque sans vie hors du champ de bataille, ils se mirent tous aussitôt à fuir.

Ce jour-là les ennemis perdirent près de cinq mille hommes; on leur prit vingt-deux enseignes. La victoire coûta aussi du sang aux Romains: l'armée du préteur perdit deux mille trois cents hommes, et ce fut la douzième légion qui souffrit le plus; elle eut à regretter aussi deux tribuns militaires, Marcus Cosconius et Marcus Maevius; la treizième légion, qui avait donné vers la fin de l'action, vit tomber le tribun militaire Gaius Helvius au moment où il cherchait à rétablir le combat: environ vingt-deux chevaliers des plus illustres furent écrasés par les éléphants et périrent avec quelques centurions; encore la lutte se serait-elle prolongée, si la blessure du général ennemi n'eût livré la victoire.

[30,19] Magon s'embarque pour l'Afrique et meurt au cours de la traversée
Magon partit à la faveur de la nuit suivante, allongeant sa marche autant que sa blessure lui permettait de supporter la fatigue; il arriva au bord de la mer chez les Ligures Ingaunes. II y reçut une députation de Carthage, qui avait abordé peu de jours auparavant dans le golfe de Gaule, et qui lui apportait l'ordre de passer au plus tôt en Afrique. "Son frère Hannibal, lui dit-on, devait en faire autant; des députés étaient allés aussi lui en porter l'ordre. La situation des affaires de Carthage ne leur permettait plus l'occupation armée de la Gaule et de l'Italie.
Magon, alarmé des ordres du sénat et du péril de sa patrie, craignait d'ailleurs de voir, s'il tardait, l'ennemi vainqueur s'acharner à sa poursuite, et les Ligures, quand ils sauraient que les Carthaginois abandonnaient l'Italie, se soumettre à ceux qui devaient bientôt être leurs maîtres; il espérait que le mouvement de la traversée serait moins douloureux pour sa blessure que celui d'un voyage par terre, et qu'il aurait plus de commodités de toute espèce pour sa guérison. Il embarqua donc ses troupes et partit; mais à peine avait-il dépassé la Sardaigne qu'il mourut des suites de sa blessure; quelques vaisseaux carthaginois, dispersés en pleine mer, furent pris par la flotte romaine qui croisait sur les côtes de Sardaigne. Tels furent les événements qui s'accomplirent sur terre et sur mer dans la partie de l'Italie située au pied des Alpes.

Le consul Gaius Servilius Géminus ne se signala par aucun exploit dans sa province d'Étrurie ni dans la Gaule, car il avait poussé jusque-là, mais il se fit rendre, après seize ans de servitude, son père Gaius Servilius et Gaius Lutatius, qui avaient été pris par les Boïens au bourg de Tannétum; il rentra à Rome ayant d'un côté son père, et de l'autre Lutatius, trophée plus cher à sa famille qu'au pays. On proposa au peuple de ne pas faire un crime à Gaius Servilius, fils d'un citoyen qui avait exercé des magistratures curules, d'avoir accepté du vivant de son père, qu'il croyait mort, les fonctions de tribun du peuple et d'édile plébéien, ce qui était contraire aux lois. Cette proposition adoptée, Servilius retourna dans sa province.

Le consul Gnaeus Servilius Caepio, qui était dans le Bruttium, traita avec ceux de Consentia, d'Aufugum, de Bergae, de Bésidiae, d'Ocriculum, de Lymphaeum, d'Argentanum, de Clampétia, et avec beaucoup d'autres peuples obscurs, qui, voyant les Carthaginois ne plus agir qu'avec mollesse, passèrent aux Romains. Le même consul livra bataille à Hannibal sur le territoire de Crotone. On n'a que des détails insuffisants sur cette journée. Valérius Antias parle de cinq mille hommes tués: ce chiffre est tellement élevé qu'il a été impudemment inventé ou qu'il a dû échapper à la négligence de l'historien. Ce qui est sûr c'est qu'Hannibal ne fit désormais plus rien en Italie; car le hasard voulut que les envoyés de Carthage chargés de le rappeler en Afrique arrivassent auprès de lui vers le même jour que l'ambassade destinée à Magon.

[30,20] Hannibal quitte l'Italie sur ordre du sénat de Carthage
Ce fut, dit-on, avec des frémissements de rage, avec de profonds soupirs et les yeux pleins de larmes qu'Hannibal entendit les paroles des envoyés: "Ce n'est plus par des moyens indirects, mais bien ouvertement qu'on me rappelle, après avoir depuis si longtemps voulu m'arracher à l'Italie, en me refusant des armes et des subsides. Voilà donc Hannibal vaincu, non par le peuple romain, qu'il a tant de fois taillé en pièces et mis en fuite, mais par le sénat de Carthage, instrument de la calomnie et de l'envie. La honte de mon retour donnera moins de joie et d'orgueil à Scipion, qu'à cet Hannon, qui pour abattre notre famille, n'a pas craint, à défaut d'autre vengeance, de sacrifier Carthage."
Hannibal avait dès longtemps prévu ce rappel et ses vaisseaux étaient prêts: laissant donc tout ce qu'il avait de troupes inutiles dans le Bruttium pour garder le petit nombre des places de cette province qui lui restaient fidèles, plus par crainte que par attachement, il embarqua pour l'Afrique l'élite de son armée. Beaucoup d'entre eux, Italiens de naissance, refusèrent de le suivre en Afrique, et cherchèrent un asile dans le temple de Junon Lacinia, demeuré jusqu'alors inviolable: il les fit impitoyablement massacrer dans le sanctuaire même. Jamais, dit-on, un exilé forcé de quitter sa patrie ne s'éloigna avec plus de douleur qu'Hannibal n'en éprouvait à évacuer le sol ennemi. Il se retourna souvent vers les côtes de l'Italie, accusant les dieux et les hommes et se chargeant lui-même d'imprécations pour n'avoir pas mené droit à Rome ses soldats encore tout couverts du sang des Romains tués à Cannes. Scipion avait bien osé marcher sur Carthage, bien que pendant son consulat il n'eût pas même vu les Carthaginois en Italie. Et lui, Hannibal, qui avait tué cent mille hommes à Trasimène et à Cannes, il avait perdu toute sa vigueur à Casilinum, à Cumes, à Nole. Ce fut au milieu de ces plaintes et de ces regrets qu'il fut arraché de l'Italie, dont il était depuis longtemps en possession. La grande Rome commençait ainsi sa grande gloire, par le rappel d'Hannibal sur ses terres.
Revenir en haut Aller en bas
laet.
0. Esclave
0. Esclave


Féminin
Nombre de messages: 19
Age: 20
Date d'inscription: 21/09/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   27/10/06, 12:55 pm

Clin d\'oeil faudrais les imprimer ca merite mieu que d'etre seulement sur un forum
des truc pareil
Revenir en haut Aller en bas
cataran
1. Affranchi
1. Affranchi


Nombre de messages: 36
Age: 22
Date d'inscription: 18/09/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   29/10/06, 12:09 am

oui c'est magnifique il n'y a pas de mots pour ca
Revenir en haut Aller en bas
pyroman2
2. Serf de la glèbe niv.1
2. Serf de la glèbe niv.1


Masculin
Nombre de messages: 67
Age: 19
Localisation: tarbes
Emploi: chaumageur
Loisirs: football,handball,atlhétisme
Date d'inscription: 04/11/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   11/11/06, 10:15 am

hum .. long mais trés trés bien même magnifique moi j'écrit un peu mais je suis un grand flémard donc j'ai quelque probléme avec ca !!!! Lol :Félis:
Revenir en haut Aller en bas
http://www.pit91pyro_65.skyblog.com
minick67
7. Guerrier Augusta
7. Guerrier Augusta


Masculin
Nombre de messages: 1008
Age: 23
Localisation: alsace (vers Wissembourg)
Emploi: futur étudiant
Loisirs: sport, ordi, filles
Date d'inscription: 01/10/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   11/11/06, 12:25 pm

superbe déscription, je suis trés interessé continue !
Revenir en haut Aller en bas
Clad
Prêteur (Admin)
Prêteur (Admin)


Masculin
Nombre de messages: 6035
Age: 23
Localisation: Bordeaux
Emploi: ICD
Date d'inscription: 03/10/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   12/11/06, 10:20 am

je l'ai lu en plusieurs fois! là je viens de finir! excellent l'histoire! les batailles Joker

_________________
Admin - Chef Ad Honores - Classé 34ème défensif et 72ème offensif après la guerre contre les EUA :cow:boy:
Revenir en haut Aller en bas
Alpha du Centaure
8. Héros Augusta
8. Héros Augusta


Masculin
Nombre de messages: 2333
Age: 39
Localisation: Suisse
Loisirs: Arts martiaux, tir
Date d'inscription: 17/07/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   16/11/06, 08:32 am

[30,21] Réactions à Rome après la libération de l'Italie

Rome apprit en même temps le départ de Magon et celui d'Hannibal. C'était un double sujet de joie; mais on se félicita moins en pensant que les généraux avaient montré, pour les retenir, suivant les instructions du sénat, trop peu de courage, ou n'avaient pas eu assez de forces. D'ailleurs on était inquiet du résultat d'une guerre qui allait retomber de tout son poids sur un seul général et sur une seule armée.
À la même époque arrivèrent des députés de Sagonte: ils amenaient des Carthaginois qu'ils avaient saisis avec des sommes d'argent, et qui étaient passés en Espagne pour y soudoyer des auxiliaires. Ils déposèrent deux cent cinquante livres d'or et huit cents d'argent dans le vestibule de la curie. On reçut leurs captifs et on les mit en prison; on rendit l'or et l'argent, puis on adressa des remerciements aux députés; on leur fit des présents et on leur donna des vaisseaux pour retourner en Espagne.

Les vieux sénateurs rappelèrent ensuite "qu'on était plus indifférent au bien qu'au mal. Quelle terreur, quelle épouvante avaient produit le passage d'Hannibal en Italie? Ils ne l'avaient pas oublié. Depuis, quels désastres, quelles calamités ils avaient soufferts ! On avait vu le camp ennemi des remparts de la ville. Que de voeux formés alors par chacun en particulier et par tout le peuple ! Que de fois dans les assemblées, on avait entendu des citoyens s'écrier en levant les mains au ciel: Viendrait-il enfin le jour où l'on verrait l'Italie délivrée de ses ennemis fleurir au sein d'une heureuse paix? Les dieux l'avaient accordé au bout de seize ans, et personne ne proposait de leur rendre des actions de grâces: tant il était vrai que, loin d'être reconnaissant des bienfaits passés, on recevait avec indifférence même la faveur présente !"

Ce ne fut alors qu'un cri de toutes les parties du sénat pour que le préteur Publius Aelius fît une motion à ce sujet. On décréta cinq jours de supplications à tous les autels, et un sacrifice de cent vingt grandes victimes. On avait déjà congédié Laelius et les envoyés de Masinissa, lorsqu'on apprit que les députés de Carthage, qui venaient pour traiter de la paix avec le sénat, avaient été vus à Pouzzoles et qu'ils feraient le reste du voyage par terre. On arrêta que Laelius serait rappelé, pour assister à la discussion. Quintus Fulvius Gillo, lieutenant de Scipion, amena les Carthaginois à Rome; on leur défendit d'entrer dans la ville et on leur assigna un logement dans une villa de l'état; le sénat leur donna audience dans le temple de Bellone.

[30,22] Réception de la délégation carthaginoise

Ils tinrent à peu près le même langage qu'en présence de Scipion, rejetant au nom de la nation toute la responsabilité de la guerre sur Hannibal. "C'était lui qui, sans l'ordre du sénat, avait passé les Alpes, et même l'Èbre; qui de son autorité privée avait déclaré la guerre aux Romains, et avant eux aux Sagontins. (3) Le sénat et le peuple carthaginois n'avaient pas encore, à vrai dire, enfreint leur traité d'alliance avec Rome. L'ambassade n'avait donc pour mission que de demander le maintien de la paix qui avait été conclue en dernier lieu avec le consul Gaius Lutatius."
Conformément aux usages, le préteur ayant autorisé les sénateurs à adresser aux députés les questions qu'ils jugeraient à propos, les plus vieux de l'assemblée, qui avaient assisté aux négociations, les interrogèrent sur divers points. Mais les députés, pour la plupart jeunes encore, répondirent que leur âge ne leur permettait point de s'en souvenir: alors de tous les côtés de la curie ce ne fut qu'un cri: "c'était un trait de foi punique, que d'avoir choisi pour réclamer une paix ancienne des hommes qui ne s'en rappelaient pas les conditions."

[30,23] Discussion au sénat sur l'opportunité de conclure la paix

On fit ensuite retirer les députés et l'on alla aux voix. Marcus Livius était d'avis de mander le consul Gaius Servilius Géminus, qui était le plus voisin de Rome, pour le faire assister à la délibération. "On ne saurait, disait-il, discuter une affaire plus importante que celle dont il était question; il ne croyait pas qu'on pût s'en occuper en l'absence de l'un des consuls, ou de tous les deux, sans compromettre la dignité du peuple romain." Quintus Caecilius Métellus qui, trois ans auparavant, avait été consul et dictateur, rappelait "que c'était Publius Scipion qui, par la destruction des armées ennemies et la dévastation du territoire, avait réduit les Carthaginois à demander la paix en suppliants; et que personne n'était plus en état d'apprécier avec justesse l'intention qui dictait cette demande que celui qui faisait la guerre aux portes de Carthage; il voulait donc que ce fût Scipion, et nul autre, qui décidât s'il fallait accorder ou refuser la paix."

Marcus Valérius Levinus, qui avait été deux fois consul, "voyait dans ces hommes des espions et non des députés; il fallait leur intimer l'ordre de quitter l'Italie, les faire escorter jusqu'à leurs vaisseaux et écrire à Scipion de continuer la guerre sans relâche." Laelius et Fulvius ajoutèrent "que Scipion faisait reposer toutes les espérances de paix sur la supposition qu'Hannibal et Magon ne seraient pas rappelés d'Italie; que les Carthaginois mettraient en jeu toutes les manoeuvres possibles, tant qu'ils attendraient ces généraux et leurs armées; qu'ensuite, sans s'inquiéter des traités, même les plus récents, ni des dieux qui en sont garants, ils feraient la guerre." Ce fut un motif de plus pour adopter la proposition de Lévinus. On congédia les députés sans leur accorder la paix et presque sans leur donner de réponse.

[30,24] Rupture de la trêve

Vers le même temps, le consul Gnaeus Servilius Caepio, persuadé que la gloire d'avoir pacifié l'Italie lui appartenait, se mit à la poursuite d'Hannibal, comme si c'était lui qui l'eût chassé, et passa en Sicile, pour de là se transporter ensuite en Afrique. Quand la nouvelle en arriva à Rome, les sénateurs décidèrent d'abord que le préteur écrirait au consul pour lui ordonner de la part du sénat de revenir en Italie; mais sur l'observation du préteur que le consul ne tiendrait pas compte de sa dépêche, on créa tout exprès dictateur Publius Sulpicius Galba, qui, en vertu de son pouvoir supérieur, rappela le consul en Italie. Il passa le reste de l'année avec Marcus Servilius Géminus, son maître de la cavalerie, à visiter les villes d'Italie que la guerre avait détachées de Rome, et à régler le sort de chacune d'elles.
Pendant la trêve, la Sardaigne vit aussi partir sous les ordres du préteur Publius Lentulus cent vaisseaux de charge, avec des provisions et une escorte de vingt navires à éperons, qui abordèrent en Afrique sans avoir rencontré d'ennemis ni éprouvé de tempêtes. Gnaeus Octavius qui avec deux cents vaisseaux de charge et trente vaisseaux longs fit voile de la Sicile, n'eut pas le même bonheur. Sa traversée avait été heureuse jusqu'à ce qu'il fût à peu près en vue de l'Afrique: là, le vent tomba d'abord; puis il tourna et, soufflant de terre, il bouleversa et dispersa la flotte. Le commandant avec ses vaisseaux de guerre lutta à force de rames contre la violence des flots, et aborda au promontoire d'Apollon. Les bâtiments de transport furent poussés les uns sur l'île d'Égimure, qui ferme du côté de la pleine mer le golfe de Carthage, à trente milles environ de la ville; les autres en face même de la ville à la hauteur des Eaux-Chaudes.

On voyait tout cela de Carthage: aussi courut-on en foule de toute la ville à la place publique. Les magistrats convoquèrent le sénat et l'on entendait dans le vestibule de la curie le peuple qui demandait d'un ton menaçant qu'on ne laissât pas échapper cette proie si belle qu'on avait sous les yeux et presque entre les mains. Vainement les uns objectaient la paix qu'on sollicitait, et d'autres la trêve, dont le terme n'était pas encore expiré. Le sénat et le peuple, pour ainsi dire confondus, décidèrent qu'Hasdrubal passerait dans l'île d'Égimure avec une flotte de cinquante vaisseaux, et que de là il parcourrait les côtes et les ports pour recueillir les navires romains dispersés par la tempête. Abandonnés par leurs équipages, qui avaient pris la fuite, les bâtiments de transport furent remorqués d'Égimure d'abord, puis des Eaux-Chaudes à Carthage.
Revenir en haut Aller en bas
Clad
Prêteur (Admin)
Prêteur (Admin)


Masculin
Nombre de messages: 6035
Age: 23
Localisation: Bordeaux
Emploi: ICD
Date d'inscription: 03/10/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   16/11/06, 05:50 pm

ah la suite! amis lecteurs à nous ^^

_________________
Admin - Chef Ad Honores - Classé 34ème défensif et 72ème offensif après la guerre contre les EUA :cow:boy:
Revenir en haut Aller en bas
Phoenixios
11. Augustus !
11. Augustus !


Masculin
Nombre de messages: 5901
Age: 19
Localisation: près de bordeaux
Emploi: Etudiant
Loisirs: football
Date d'inscription: 29/09/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   19/11/06, 06:45 pm

je vois que nous n'avons plus de cours en histoire dommage j'aimais bien

_________________
Phoenixios, Diplomate AUG




Revenir en haut Aller en bas
Alpha du Centaure
8. Héros Augusta
8. Héros Augusta


Masculin
Nombre de messages: 2333
Age: 39
Localisation: Suisse
Loisirs: Arts martiaux, tir
Date d'inscription: 17/07/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   19/11/06, 07:43 pm

ça revient ça revient....
Revenir en haut Aller en bas
Phoenixios
11. Augustus !
11. Augustus !


Masculin
Nombre de messages: 5901
Age: 19
Localisation: près de bordeaux
Emploi: Etudiant
Loisirs: football
Date d'inscription: 29/09/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   19/11/06, 07:48 pm

ok cool merci boucoup

_________________
Phoenixios, Diplomate AUG




Revenir en haut Aller en bas
coquelicot
5. Ordre équestre niv.2
5. Ordre équestre niv.2


Masculin
Nombre de messages: 534
Age: 35
Localisation: Vaucluse
Date d'inscription: 17/10/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   20/11/06, 02:32 pm

Fantastique ! :Félis:
Tu as un doctorat en histoire romaine ou quoi ?
C'est passionnant en tout cas, continue...
Revenir en haut Aller en bas
Alpha du Centaure
8. Héros Augusta
8. Héros Augusta


Masculin
Nombre de messages: 2333
Age: 39
Localisation: Suisse
Loisirs: Arts martiaux, tir
Date d'inscription: 17/07/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   28/11/06, 10:56 am

[30,25] Reprise de la guerre. Hannibal débarque près de Leptis (premiers mois de l'an 202)

Les députés n'étaient pas encore revenus de Rome, et l'on ignorait le parti qu'avait pris le sénat romain, sur la question de la guerre ou de la paix; la trêve n'était pas d'ailleurs expirée: aussi Publius Scipion n'en fut-il que plus indigné contre ces perfides, qui avaient demandé la paix et une trêve et qui détruisaient eux-mêmes leurs espérances en violant leur parole; il envoya sur-le-champ comme ambassadeurs à Carthage Lucius Baebius, Lucius Sergius et Lucius Fabius. Comme la multitude ameutée les avait presque insultés, ils craignirent que leur retour ne fût pas assuré, et demandèrent aux magistrats, dont l'intervention les avait sauvés de toute violence, d'envoyer des vaisseaux pour les escorter. On leur donna deux trirèmes, qui, parvenues à l'embouchure de la Bagradas, d'où l'on apercevait le camp romain, revinrent à Carthage.
La flotte carthaginoise était mouillée devant Utique: trois quadrirèmes s'en détachèrent, soit qu'un courrier de Carthage leur en eût secrètement porté l'ordre, soit qu'Hasdrubal, qui commandait la flotte, eût agi sans consulter la nation, et au moment où la quinquérème romaine doublait le cap, elles l'attaquèrent à l'improviste; mais les Carthaginois ne purent atteindre de leurs éperons la galère qui fuyait rapidement, ni sauter à l'abordage, parce que leurs bâtiments étaient moins élevés. Les Romains se défendirent avec vigueur tant qu'ils eurent des traits à bord; cette ressource épuisée, il n'y avait plus que le voisinage de la terre et la foule accourue du camp sur le rivage, qui pût les protéger. En faisant force de rames, ils allèrent s'échouer à terre; le vaisseau seul périt; pour eux, ils échappèrent sains et saufs.

Ces deux attentats, qui avaient eu lieu coup sur coup, avaient évidemment rompu la trêve, lorsque Laelius et Fulvius arrivèrent de Rome avec les députés carthaginois. Scipion leur déclara que "malgré la perfidie des Carthaginois, qui avaient violé la sainteté de la trêve et le droit des gens dans la personne de ses députés, il ne leur ferait souffrir aucun traitement qui fût contraire aux usages du peuple romain et à son propre caractère." Puis il congédia les députés et se disposa pour la guerre.

Cependant Hannibal approchait de la côte; il enjoignit à l'un de ses matelots de monter au haut du mât pour examiner dans quels parages il était; mais apprenant que la proue était tournée vers un tombeau en ruines, il eut horreur de ce présage, ordonna au pilote de passer outre, et aborda à Leptis, où il débarqua ses troupes.

[30,26] Bilan de l'année 203

Voilà ce qui se passa cette année en Afrique. Les opérations ultérieures tombèrent sur l'année où Marcus Servilius Géminus; qui était alors maître de la cavalerie, et Tibérius Claudius Néron furent nommés consuls. À la fin de l'année précédente, une ambassade des villes alliées de la Grèce était venue se plaindre des dévastations commises par les troupes de Philippe et du refus qu'avait fait ce roi de donner audience aux députés chargés de lui demander une réparation; elle avait annoncé aussi que quatre mille hommes, sous la conduite de Sopater, étaient, disait-on, passés en Afrique pour aller au secours de Carthage, et qu'on y avait envoyé en même temps des sommes assez considérables. Le sénat fut d'avis de députer vers le roi, pour lui faire savoir qu'on regardait ces actes comme contraires aux traités. On choisit pour cette mission Gaius Térentius Varron, Gaius Mamilius, Marcus Aurélius: on leur donna trois quinquérèmes.
Cette année fut signalée par un vaste incendie qui dévora jusqu'aux fondements tous les édifices de la rue Publicius; il y eut aussi un débordement du fleuve; les grains furent néanmoins à bas prix: outre que la paix avait ouvert tous les ports de l'Italie, une grande quantité de blé avait été expédiée d'Espagne, et les édiles Marcus Valérius Falto ainsi que Marcus Fabius Butéo le distribuèrent par quartiers au peuple, à raison de quatre as la mesure.

La même année mourut Quintus Fabius Maximus; il était fort âgé, s'il est vrai qu'il avait été soixante-deux ans augure, comme l'assurent certains auteurs. C'était un homme bien digne du surnom qu'il portait, quand même il en eût été le premier honoré. Il avait été dans la carrière des honneurs plus loin que son père, aussi loin que son aïeul. Les victoires de son aïeul Rullus étaient plus nombreuses, les batailles qu'il avait livrées plus importantes; mais la lutte soutenue contre Hannibal valait à elle seule tous ces exploits. On a plus vanté toutefois sa prudence que son activité; on ne saurait décider s'il fut temporisateur par caractère, ou si c'était un système qui convenait particulièrement à la guerre dont il était chargé; mais ce qu'il y a de certain c'est qu'il fut le seul général qui eût rétabli nos affaires en temporisant, comme l'a dit Ennius. Il fut remplacé dans ses fonctions d'augure par Quintus Fabius Maximus, son fils; Servius Sulpicius Galba lui succéda comme pontife, car il cumulait deux sacerdoces. Les Jeux Romains furent célébrés pendant un jour, et les Jeux Plébéiens pendant trois jours par les soins des édiles Marcus Sextius Sabinus et Gnaeus Trémillius Flacco: ces deux magistrats furent nommés préteurs, avec Gaius Livius Salinator et Gaius Aurélius Cotta. On ne sait pas si les comices de cette année furent tenus par le consul Gaius Servilius Géminus, ou bien si, retenu en Étrurie, où il informait en vertu d'un sénatus-consulte sur les complots des principaux citoyens, il nomma dictateur pour les présider Publius Sulpicius Galba
Revenir en haut Aller en bas
Alpha du Centaure
8. Héros Augusta
8. Héros Augusta


Masculin
Nombre de messages: 2333
Age: 39
Localisation: Suisse
Loisirs: Arts martiaux, tir
Date d'inscription: 17/07/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   28/11/06, 11:01 am

3ème partie: [30,27-45] Fin de la deuxième guerre punique. Victoire de Zama (202)

[30,27] Attribution des postes pour l'année 202 (15 mars)

Au commencement de l'année suivante Marcus Servilius Galba et Tibérius Claudius Néron convoquèrent le sénat au Capitole et lui soumirent la question des provinces. Ils voulaient qu'on tirât au sort l'Asie et l'Afrique, dans le désir qu'ils avaient tous deux d'obtenir l'Afrique. Mais grâce aux efforts de Quintus Caecilius Métellus, ce département ne leur fut ni donné ni refusé. On les chargea de s'entendre avec les tribuns, pour que ces magistrats proposassent au peuple, s'ils le jugeaient à propos, de désigner le général à qui il voulait confier la guerre d'Afrique. Toutes les tribus nommèrent Scipion. Néanmoins les consuls, avec l'autorisation du sénat, tirèrent au sort la province d'Afrique. Ce fut à Tibérius Claudius qu'elle échut: il devait y conduire une flotte de cinquante galères, toutes à cinq rangs de rames, et partager le commandement avec Scipion. Marcus Servilius eut l'Étrurie; Gaius Servilius fut aussi laissé dans cette province avec une prorogation de pouvoirs, pour le cas où le sénat jugerait à propos de garder le consul à Rome.
Parmi les préteurs, Marcus Sextius fut désigné pour la Gaule, que devait lui remettre, avec deux légions, Publius Quinctilius Varus; Gaius Livius obtint le Bruttium et les deux légions qu'avait commandées l'année précédente le proconsul Publius Sempronius Tuditanus; Gnaeus Treméllius Flaccus la Sicile, qu'il recevrait avec deux légions des mains de Publius Villius Tappulus, le préteur de l'année précédente. Villius, nommé propréteur, devait avec vingt vaisseaux longs et mille soldats protéger les côtes de la province; Marcus Pomponius Matho y prendrait les vingt vaisseaux restants et quinze cents hommes pour les ramener à Rome. Gaius Aurélius Cotta eut la juridiction de la ville. Tous les autres magistrats furent prorogés dans le commandement des provinces et des armées qu'ils avaient. Seize légions seulement veillèrent cette année à la défense de l'empire. Pour se concilier les dieux avant de rien faire, de rien entreprendre, on décida que les consuls ne partiraient pour la guerre, qu'après avoir célébré les jeux et immolé les grandes victimes que, sous le consulat de Marcus Claudius Marcellus et de Titus Quinctius Crispinus, avait voués Titus Manlius, alors dictateur, si pendant cinq années la république se maintenait dans la même situation. Les jeux eurent lieu dans le cirque durant quatre jours, et les sacrifices furent offerts aux dieux à qui ils avaient été promis.

[30,28] État des esprits à Rome et à Carthage

Cependant les espérances et les inquiétudes devenaient de jour en jour plus vives: on ne savait trop s'il fallait se réjouir qu'Hannibal, évacuant l'Italie après seize années, en eût laissé la possession tranquille au peuple romain, ou plutôt s'alarmer qu'il fût passé en Afrique sans avoir perdu un seul homme. "Le théâtre de la guerre était seul changé; le péril était le même.
Quintus Fabius, l'oracle de cette lutte horrible, qui venait de mourir, n'avait pas eu tort de prédire qu'Hannibal serait un ennemi plus redoutable dans sa patrie qu'il ne l'avait été sur le sol étranger; Scipion aurait à combattre non plus Syphax, roi barbare et grossier, qui plaçait à la tête de ses troupes un Statorius, un valet d'armée; on bien le beau-père de Syphax, Hasdrubal, le plus lâche des généraux; ou, enfin, des armées improvisées et formées à la hâte d'un ramassis de paysans mal armés; mais Hannibal, né pour ainsi dire dans la tente d'Hamilcar, ce capitaine si renommé; Hannibal nourri, élevé au milieu des armes, soldat dès l'enfance, général presque dès sa jeunesse, vieilli au sein de la victoire; Hannibal, qui avait rempli les Espagnes, les Gaules, l'Italie, depuis les Alpes jusqu'au détroit, des monuments de ses exploits.

Il avait sous ses ordres une armée qui comptait autant de campagnes que son général, qui s'était endurcie par l'habitude des souffrances de tout genre, dont le récit paraîtrait fabuleux; qui s'était couverte mille fois du sang romain, et qui portait les dépouilles des soldats comme celles des généraux. Scipion trouverait devant lui, sur le champ de bataille, un grand nombre d'ennemis qui avaient tué de leurs propres mains des préteurs, des généraux, des consuls romains; qui avaient mérité des couronnes murales et vallaires; qui avaient parcouru des camps romains, des villes romaines forcées par leurs armes. Les magistrats romains n'avaient pas autant de faisceaux aujourd'hui qu'Hannibal en avait conquis sur des généraux tués dans les combats et qu'il pouvait en faire porter devant lui."

L'esprit agité de ces alarmes, ils sentaient encore leurs inquiétudes et leurs craintes s'accroître, en raison de ce que, habitués depuis plusieurs années à faire la guerre en Italie, sur un point ou sur un autre, à la voir traîner en longueur sans espérer que le terme en fût rapproché, leur intérêt était puissamment excité par le spectacle de ces deux rivaux, Hannibal et Scipion, appareillés l'un et l'autre comme pour une dernière et décisive bataille. Ceux mêmes qui ne mettaient pas de bornes à leur confiance en Scipion et qui comptaient sur la victoire éprouvaient, à mesure qu'ils voyaient le moment arriver, une anxiété de plus en plus vive.

Les mêmes préoccupations se manifestaient chez les Carthaginois: tantôt ils se repentaient d'avoir demandé la paix, en songeant à leur Hannibal, à la gloire de ses hauts faits; puis, lorsque, portant leurs regards en arrière, ils se rappelaient qu'ils avaient été deux fois vaincus en bataille rangée, que Syphax était prisonnier, qu'ils avaient été chassés de l'Espagne, chassés de l'Italie, et que tous ces désastres étaient l'oeuvre d'un seul homme, du brave et sage Scipion, Hannibal n'était plus pour eux qu'un général prédestiné à les perdre, et ils le maudissaient.

[30,29] Rencontre d'Hannibal et de Scipion

Déjà Hannibal était à Hadrumète, il n'accorda que peu de jours à ses soldats pour se remettre des fatigues de la traversée. Les nouvelles alarmantes qu'on lui apportait sur l'occupation de tous les alentours de Carthage par l'armée ennemie le décidèrent à se porter rapidement vers Zama. Cette ville est à cinq journées de Carthage. Les éclaireurs qu'il envoya de là reconnaître le pays furent pris par les avant-postes romains et conduits à Scipion. Celui-ci les confia aux tribuns des soldats, les engagea à tout visiter sans crainte et les fit promener dans le camp partout où ils voulaient. Puis, après s'être informé s'ils avaient tout observé à leur aise, il leur donna une escorte et les fit reconduire vers Hannibal.
Tous les renseignements que reçut le Carthaginois n'étaient pas faits pour le rassurer; il venait d'apprendre aussi que Masinissa était arrivé le jour même avec six mille hommes d'infanterie et quatre mille chevaux; la confiance de l'ennemi, qui ne lui paraissait que trop fondée, le frappait surtout. Aussi, bien qu'il fût lui-même cause de cette guerre, bien que son arrivée eût rompu la trêve et détruit tout espoir de traiter, il pensa qu'en demandant la paix, lorsque ses forces étaient encore intactes et qu'il n'avait pas été vaincu, il pourrait obtenir de meilleures conditions. Il envoya donc un messager à Scipion, pour solliciter une entrevue. Je n'ai aucune raison pour avancer s'il fit la chose de son propre mouvement, ou si l'ordre lui en fut donné par les magistrats de Carthage. Valérius Antias rapporte que, vaincu par Scipion dans un premier combat, où il eut douze mille hommes tués et mille sept cents faits prisonniers, il se rendit comme ambassadeur, avec dix autres personnages, au camp de Scipion. Au reste, Scipion consentit à l'entrevue; et les deux généraux, de concert, rapprochèrent leurs camps, afin de s'aboucher plus facilement. Scipion prit aux environs de la ville de Naraggara une position d'ailleurs avantageuse et qui présentait des facilités pour faire de l'eau en deçà de la portée du trait. Hannibal s'établit à quatre milles de là sur une hauteur, également sûre et avantageuse, sinon qu'elle était éloignée de l'eau. On choisit entre les deux camps un endroit qui se voyait de partout, afin de rendre toute surprise impossible.
Revenir en haut Aller en bas
Phoenixios
11. Augustus !
11. Augustus !


Masculin
Nombre de messages: 5901
Age: 19
Localisation: près de bordeaux
Emploi: Etudiant
Loisirs: football
Date d'inscription: 29/09/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   28/11/06, 04:04 pm

ouais enfin une suite mais je n'ai pas tous compris la ou il y a plein de nom

_________________
Phoenixios, Diplomate AUG




Revenir en haut Aller en bas
Alpha du Centaure
8. Héros Augusta
8. Héros Augusta


Masculin
Nombre de messages: 2333
Age: 39
Localisation: Suisse
Loisirs: Arts martiaux, tir
Date d'inscription: 17/07/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   28/11/06, 05:40 pm

Bah c'est l'histoire il n'y a que des personnes qui ont existé. C'est compliqué mais c'est vrai au moins. lol
Revenir en haut Aller en bas
Invinasveritas
7. Guerrier Augusta
7. Guerrier Augusta


Masculin
Nombre de messages: 1113
Age: 101
Localisation: Maison de retraite
Emploi: Retraité
Loisirs: travian
Date d'inscription: 18/10/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   28/11/06, 07:16 pm

ouai je confirme les personne de cette histoire ont exister
Revenir en haut Aller en bas
http://www.travian31.skyblog.com
Clad
Prêteur (Admin)
Prêteur (Admin)


Masculin
Nombre de messages: 6035
Age: 23
Localisation: Bordeaux
Emploi: ICD
Date d'inscription: 03/10/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   28/11/06, 07:23 pm

ouff j'ai pas lu la fin encore. attends un peu avant de mettre la suite lol.

_________________
Admin - Chef Ad Honores - Classé 34ème défensif et 72ème offensif après la guerre contre les EUA :cow:boy:
Revenir en haut Aller en bas
dudu28
4. Artisan / Marchand niv.1
4. Artisan / Marchand niv.1


Masculin
Nombre de messages: 325
Age: 18
Localisation: dans le 28 (eure et loire)
Emploi: colégien
Loisirs: travian et vacances
Date d'inscription: 06/12/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   17/12/06, 04:09 pm

entiérement daccord c'est vraiment génial

fais en un petit bouquin
Revenir en haut Aller en bas
jedebute
4. Artisan / Marchand niv.2
4. Artisan / Marchand niv.2


Masculin
Nombre de messages: 355
Age: 19
Localisation: melun(77)
Loisirs: foot,voiture,ordi,ski,filles,potes
Date d'inscription: 15/12/2006

MessageSujet: Re: Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)   17/12/06, 04:14 pm

oui mais pas trop lon car c'est très lon sinon ttttttttttttttttttttttttttttttttttrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèssssssssssssssssss biennnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Revenir en haut Aller en bas
 

Bataille de l'époque romaine (comment cela se passe)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» La Bataille de Marathon, 490 av. J.-C
» comment cracker la wii de 3.0 a la 4.3
» La joaillerie, comment ça marche ?
» Comment aller à l'île Moon ?
» Comment changer le realmlist

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Légions Augusta, Helena & Ad Honores :: Forums des visiteurs :: Partage, Culture, Débats ... :: Histoire de la Rome Antique-